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On regarde son téléphone plus de 150 fois par jour en moyenne : répondre à un message, regarder l’heure, envoyer un Snap, tweeter, mettre son like sur la photo d’un bébé chat sur Facebook ou bien chercher son filtre sur Instagram.

Ces actions paraissent anodines, voire même banales. Je vous fais part de mon expérience personnelle, celle de me couper pendant presque une semaine des réseaux sociaux.

             Tout est superficiel. Sur l’écran, ce sont des amas de difformités textuelles qui accaparent l’espace et viennent brutaliser la raison. Les mots se perdent, se confondent et s’embrasent. Ils sont beaux pour faire beau. C’est la construction d’un être composé de codages, entièrement numérique, à la figure de ces foutus troll qui ont envahi les réseaux sociaux ces dernières années. Un artéfact sous forme de clé USB pend autour d’un cou haut de quelques paragraphes. L’écran, qui n’était alors que support, se fait cœur puis corps de la bête. La création n’a rien d’une créature monstrueuse, elle se fond aisément dans la masse quotidienne foulant les pavés des grandes villes. Elle s’est intégrée, s’est multipliée, a colonisé jusque dans les campagnes – sans pour autant devenir une espèce à part entière ou une sous-espèce. Elle est une mutation. Elle est l’Homme Connecté, new ringardise pondue par le XXIème siècle.

 

Le populisme s’est trouvé, de manière singulière, au centre de la campagne présidentielle de 2017. Un cap adopté par la majorité des candidats. Il s’agit d’une rhétorique politique qui a pour but de revaloriser voire de sacraliser la volonté du peuple qui est alors l’unique source de légitimité politique.

Toutefois le populisme est régulièrement disqualifié en raison de la connotation négative et démagogique qui lui est attribuée. Une attitude préjudiciable. En effet, le populisme est un signal révélateur de la crise de représentation qui secoue notre démocratie. Deux phénomènes sont à l’origine de cette crise. D’une part, la montée en puissance de la figure présidentielle au détriment du Parlement qui tend à unifier la représentation du peuple en une seule personne. D’autre part - et les récentes élections l’ont bien rappelé - les partis politiques ont perdu leur fonction sociologique de représentation. D’une représentation du peuple auprès du pouvoir, ils ont dévié vers une représentation du pouvoir auprès du peuple. S’affirme ainsi une déconnexion et une incompréhension profonde entre les partis et le peuple ; exacerbée en ces temps d’élection.

Deux jours. Deux jours afin de faire son choix pour les indécis, deux jours pour le conforter chez les convaincus. Nous avons recueilli le témoignage d’étudiants, qui nous expliquent le fondement de leur choix en dix lignes. Nous les retranscrivons sans modifications, afin de vous donner à voir cette mosaïque de pensées, et sa mécanique. Les écarts sont serrés, les résultats ne sont pas arrêtés, en témoigne l'ultime sondage qui vient de sortir. Une présidentielle est souvent l’occasion de mettre en lumière les profondes dissensions au sein d’une société. Elles sont notamment exposées par la retranscription brute de ces témoignages, qui sont classés par ordre alphabétique.

Multiforme et éminemment subjective, la laïcité est un concept difficile à définir, à penser et à appliquer. En droit, la laïcité est une conception de l’Etat qui détermine une stricte séparation entre le religieux et le politique. Consacrée en 1905 en France, elle tend à être considérée comme une valeur républicaine fondamentale. Elle est en effet un gage de liberté : liberté de conscience d’abord pour l’incroyant qui ne peut être contraint à la croyance mais aussi de liberté religieuse qui peut s’exprimer librement, dans les limites de l’ordre public. La laïcité est par ailleurs une valeur d’égalité entre les croyants mais aussi entre celui qui croit et celui qui ne croit pas.

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